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MYSTICISME : COMPRENDRE ET PUISER MA FORCE

  • 22 mai 2020
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 févr.

" Au cœur divin, débordant de tendresse

J’ai tout donné … légèrement je cours

Je n’ai plus rien que ma seule richesse

Vivre d’amour."

Sainte Thérèse de Lisieux


Mon allégeance à Jésus effective, ma guidance va devenir très fluide. Moi qui me plaignais souvent, trop, de ne pas toujours entendre cette dernière dès lors qu'elle m'était destinée je suis soudainement bénie. Elle est claire, constante et riche d'enseignements. En effet, je vais en plus d'une canalisation ininterrompue, recevoir tous les jours à 16h l'ordre d'écrire et retranscrire un enseignement toujours accompagné d'un message d'amour.


La toute première action qui va m'être demandée est de m'intéresser et de me renseigner sur la vie des grands mystiques. Je vais ainsi être guidée à prendre connaissance des vies de soeur Yvonne Aimée de Jésus, Marthe Robin, Sainte Joséphine Bakhita, Saint Padre Pio et Edgar Cayce. Je les connais tous je n'ai cependant jamais cherché à avoir accès à leurs vies en détails.


Pendant une semaine, je vais être portée par leurs histoires, ils vont non seulement être une source de compréhension mais aussi d'une inépuisable force.


Nulle intention d'avoir la prétention de me comparer à eux cependant je suis frappée par nombre de similitudes dans la vie de ces mystiques entre eux d'abord et la Mienne. La réalité de ma vie se dessine pour la première fois, je suis poussée à ouvrir grand les yeux, à voir ce que je n'ai jamais vu. voir ce qui se trouvait pourtant juste là, en moi.


Je suis née le 2 Mai mois consacré à Marie. Mon adoption s'est faite le 15 août suivant, jour de l'Assomption, son élévation vers le ciel. Nous serons sauvés ce jour là mes parents et moi d'un accident de voiture certain. Nous vivrons près de Lourdes, très jeune, autour de 3 ans je vais ressentir autour de moi des présences dont l'une est d'une grande lumière. C'est à cet âge, le 14 août 1983, que je ferais partie des personnes présentes à l'aéroport de Tarbes pour la cérémonie d'accueil de sa Sainteté Jean-Paul II qui doit rencontrer François Mitterand alors Président de la République. Nous sommes nombreux, très. Jean-Paul II me remarquera et, contre l'avis des services de sécurité en place, viendra jusqu'à moi et déposera un baiser sur mon front. Je serais la seule à avoir cet honneur. Autour de 4 ans, je vais ressentir son énergie de manière consciente et commencer à la prier. Au départ, pétrifiée, pour ne pas qu'elle m'apparaisse. Elle va me rendre visite en rêve pour la première fois à l'âge de 5 ans afin de me sauver de la morsure d'un serpent, l'écrasant de sa spartiate. Dès lors elle ne va jamais me quitter et son bien-aimé fils non plus.


Noël 1987, l'Évêque d'Ajaccio, nous vivons à l'époque en Corse, célèbre la messe de minuit et va présenter Jésus à l'assemblée. Il s'agit d'un magnifique petit Jésus posé sur un délicat coussin de velours bordeaux. C'est dans cette église comble que l'Évêque va me choisir pour embrasser Jésus ce à quoi je vais lui répondre que "je n'embrasse pas les poupées". Choc. La scène est photographiée par la presse locale. Ma photo en noire et blanc le regard plongé sur le petit Jésus de cire va faire le tour de l'Île de beauté, ce qui me vaudra d'ailleurs d'être reconnue des mois plus tard par un producteur de fraises de l'arrière pays pour ma plus grande fierté. S'il avait su qu'elle avait été mon honteuse réponse ...


Cette année là j'ai à nouveau failli perdre la vie, par noyade. À cette même période des crises d'angoisse se mettent à m'assaillir, c'est douloureux. Je suis intérieurement torturée. Mes parents m'imposent une éducation stricte, trop stricte. Je subis physiquement cette-dernière. Une sévérité accompagnée de coups donnés durant de nombreuses années dont je vais souffrir. À l'adolescence quand ces derniers seront les plus durs après chaque colère abattue sur ma personne la lumière viendra me réconforter et effacer mes pleurs.


Rapidement, autour de 8 ans, je suis aspirée par le doute. J'ai un rejet de l'église, du dogme. Je suis en âge de faire ma première communion, je refuse. Je vais finir par accepter, par choix, de la faire à 10 ans. Si je suis difficile sur le sujet je ne vais pour autant jamais rejeter Jésus en tant qu'énergie. Peu importe les doutes, peu importe les difficultés placées sur ma route je vais recevoir cinq sacrements dont certains seront accueillis au prix d'une certaine douleur physique et psychologique.


Je vais développer une obsession pour le chiffre 3. La Trinité. Pendant plusieurs années je vais tout faire par trois.


En grandissant, je me rends assez vite compte que je ne suis pas faites pour les longues études. Je ne pense pas être stupide cependant j'ai du mal à me contraindre à ce qui m'est demandé. Je manque de concentration, j'ai souvent l'impression d'être ailleurs, de décrocher.


Je fais faire des choix de vie qui me feront souffrir.


La mort et les sauvetages célestes ... encore ... et encore. Des déboires qui m'amèneront un jour de fébrilité à interroger ma guidance qui me répondra sur ces souffrance "Si tu ne souffres pas, si tu n'expérimentes pas un peu de ce que chacun peut expérimenter comment peux-tu les comprendre ? Nulle personne ne mérite la non expérience même les plus valeureux, encore moins les plus valeureux. Être amour ne signifie pas ne pas souffrir au contraire."


J'ai souffert, j'ai fait souffrir, beaucoup, sans nul doute.


J'ai expérimenté mais je n'avais pas compris.


Et puis est venue la maladie, cette maladie. Ce Foi(e). Est venue cette compréhension, la place qu'avait toujours tenu Jésus dans ma vie en plus de celle de Marie.


Il y a quelques années j'avais d'ailleurs été profondément heurtée quand une personne, devant une assemblée, après avoir jeté un coup d'oeil en ma direction avait éructé qu'elle n'aimait pas les mystiques. Les réponses et les questionnements ... toujours en amont l'une de l'autre vous vous souvenez.


À la fin de cette semaine d'écoute j'ai compris que j'avais planté une graine alors que j'avais à ma disposition de quoi faire naître une forêt. J'ai accepté que ma vie ne soit pas calme et sereine, mieux elle est amour et me rendra calme et sereine. À la fin de cette semaine j'ai su que que je devais me trouver auprès des personnes qui traversent des chemins difficiles. Que je devais représenter l'espoir. Que je devais transmettre. Que je devais aimer.


Paul Brousse ... vous vous souvenez la recommandation ? Paul Brousse et son service de transplantation hépatique. Enfant, en visite dans cet hôpital, dont nous avons habité la commune, j'y ai offert une de mes poupée à une petite fille hospitalisée d'un cancer. Accompagner sur le chemin de la souffrance physique, "parce que des endroits comme ceux-ci ont besoin de personne telle que toi" entendu lors de mon hospitalisation prend dès lors tout son sens. Les réponses et les questions.


À la fin de cette semaine, j'ai une force inébranlable. Comment flancher, comment oser se plaindre face aux souffrances tant endurées par tous ces grands mystiques. Mes souffrances et les déboires de ma vie sont bien peu de choses. S'ils l'ont fait, s'ils ont traversé toutes ces tempêtes alors je serai digne de cette averse.


À la fin de cette semaine, j'ai compris, j'ai repris possession de ma force oubliée.


Ce soir là, je me suis recourbée sous l'eau chaude tête sur ma jambe droite comme chaque soirs depuis le 2 mai. J'ai senti mon foie appuyer sur la paroi de mon ventre me rappelant, comme souvent, au bon souvenir de sa douleur quand Jésus m'a montrée la lance sur son flanc droit.


Ce soir là je n'ai pas senti son énergie, ce soir là pour la première fois j'ai ressenti qu'il faisait partie de moi.

© 2016 JUSTCALLMELUCIE

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