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EFFONDREMENT

  • 13 janv. 2021
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 févr.

Dimanche après-midi j'ai entendu de nombreuses fois le mot "bouleverser" et une sensation de pesanteur a commencé à m'envahir. Je l'ai accueillie. Lundi, la sensation s'est faite de plus en plus lourde et a vraiment commencé à me plonger dans ce qui s'est transformé en tristesse c'était énergétiquement très lourd. Mardi je me suis réveillée dans un état émotionnel épouvantable. Ma matinée a été rythmée par des crises de larmes incontrôlées, c'est à dire que je me mettais spontanément à pleurer en ayant l'impression qu'on me déchirait de l'intérieur mon mental n'ayant même pas le temps de rentrer en jeu. J'avais l'impression de me faire malmener énergétiquement comme si on me secouait violemment et la blessure de rejet est remontée à la surface. Je l'ai identifiée de suite, de façon très claire. J'ai senti cette réminiscence de nuit noire de l'âme accompagnée de cette idée de mourir. Ça a été violent.


Au cours de l'après-midi mon mental dans la résistance a tenté (le verbe tenter est important puisqu'il n'a pu que tenter) une reprise en main m'entrainant dans des questionnements vains et stériles. Rapidement, dans la soirée, s'est produit un déclic.


Être à même d'Être c'est être en capacité d'exprimer sa vérité, dans le respect. C'est la bascule entre amour sacrificiel basé sur le mensonge, et amour véritable la vérité au sens de conscience.


Une nouvelle étape à franchir. Je visualise une barrière identique à celle utilisée en athlétisme et ce mouvement de saut. Il y a une notion d'accélération comme si les événements de l'année passée avaient amené une certaine latence avec cet exercice de compréhension et là on me montre des petits couperets qui tombent.


Ce qui m'amène à écrire ceci pour vous chères flammes jumelles qui me lisez. Vous qui êtes en séparation, qui avez passé le cap de la nuit noire de l'âme, qui vous dirigez vers la réalisation mais qui n'y êtes pas encore, ne prenez pas peur si vous avez des secousses vous ramenants à la sensation de nuit noire de l'âme, vous ne régressez pas. C'est extrêmement important de l'intégrer. L'invisible ne vous abandonne pas, jamais, aucun des deux, vous êtes guidés en permanence.


Ce qu'il faut entendre c'est que vous êtes, à ce moment du parcours, en alignement. Ce fameux alignement corps, âme, esprit. Vous avez énormément épuré dans ce processus cependant il reste des résidus camouflés dans le tréfonds de votre intériorité. Les plus tenaces en réalité. Il va donc y avoir, encore, des actions entraînant des réactions dans le lien énergétique.


C'est normal. Ne soyez pas déstabilisé, acceptez, accueillez. Accéder au soi c'est reconnaître votre profondeur, c'est transcender vos peurs pour accéder à votre réalisation, sortir de vos schémas limitants qui ont crée vos illusions d'être. Pour se faire ce n'est surtout pas nier les émotions incarnées et encore moins les structurer dans des cases bonnes ou mauvaises qui vont vous y aider. La différence entre quelqu'un qui tend au soi, est dans le soi, ou se situe dans le faux soi est, entre autre dans cette conception justement.


C'est "ok" d'être triste, en colère, la personne dans le soi va reconnaître l'émotion, la forme l' accueillir, ne pas la rejeter. A contrario, une personne dans l'illusion du soi rejettera la forme, entrera en lutte avec cette dernière, en tentant de la contrôler et aura, il est probable, l'impression de réussir. En réalité, la forme, non reconnue, va s'installer. Ce qui va créer un déséquilibre.


Pour ce qui est de cette résonnance de mort c'est la vibration de ce que vous vivez en intériorité. Vous mourez. L'expérience de flammes jumelles c'est mourir pour renaitre, la mort en vous est réelle, votre personnage meurt. C'est admettre s'être construit sur une illusion, le reconnaître, et accepter de laisser s'effondrer cette construction erronée. La lutte est là et tout le paradoxe réside dans le fait que le faux soi, qui est aux commandes, à ce moment précis va illusoirement envoyer le message "je ne suis pas capable de mourir, de me réinitialiser, de disparaitre, "je ne veux pas parce que c'est trop instable pour moi de lâcher ce que je connais, ma construction". Et donc vous vous sentez dépassé.


Dans la continuité, beaucoup en processus de séparation s'enferment dans ce schéma de "si je suis dans cet état c'est parce que je suis éloignée de l'autre personne". Premièrement si vous êtes éloignés physiquement, c'est un fait, vous ne l'êtes pas vibratoirement, ôtez cette illusion de séparation, deuxièmement cet état est la résultante du traitement de vos blessures et de l'explication précédente. Je sais que c'est difficile, fastidieux, long.


Alors oui, vous perdez vos repères, oui c'est inconfortable, oui la prise de conscience bouleverse ce que vous avez érigé. Oui vous lâchez les constructions erronées, les conditionnements extérieurs pour en venir à vous défaire des relations de dépendances basées sur des peurs, des anciennes mémoires. Le plus difficile en réalité c'est d'accepter de les voir parce qu'il y a des choses que l'on préférerait ne pas voir, enfermé dans l'illusion du confort.


Vous vous libérez, vous avez le courage de cette libération et elle finit par devenir assumée, ce n'est pas mal, c'est.


Il n'y a pas de revendication ou de personne à convaincre.


Vous aimeriez savoir ce qu'il va se passer ? Vous ne le savez pas encore. Ne cherchez pas à essayer de projeter parce que votre futur n'est pas calquable sur votre passé qui était celui de vos blessures, vous ne verrez pas, c'est inimaginable, mais comme vous avez foi vous savez que ce sera beau et que vous serez libre.


N'oubliez jamais que vous êtes extrêmement courageux peu importe ce qui est reconnu ou validé par l'extérieur, ce qui compte c'est votre validation à vous.

© 2016 JUSTCALLMELUCIE

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