L'ATTAQUE DE L'OMBRE
- 23 mai 2020
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Dernière mise à jour : 10 févr.
« Si le diable fait tout un boucan, c'est un excellent signe : ce qui est terrifiant c’est quand il est en paix et en concorde avec une âme humaine. » Padre Pio
"ce soir-là pour la première fois j'ai ressenti qu'il faisait partie de moi." C'est sur cette prise de conscience, et cette joie que les mots ne suffisent pas à décrire, qu'au sujet de Jésus, j'ai terminé mon article précédent.
Une prise de conscience qui va Éclairer un pan tout entier de ma Vie. Une Vie ancrée à celle de Jésus c'est une vie amenée à être parsemée d'attaques, ayant pour unique but de vous faire dévier de votre essence.
Les premières attaques vont débuter très tôt. Mes souvenirs les plus anciens se situent autour de 3 ans, le trois, la Trinité, tant et si bien que m'enfonçant, de frayeur, un matin tellement profondément sous ma couette j'étouffais de ne plus trouver la sortie.
Très rapidement dès mes premières prières à Marie, les intimidations se feront de plus en plus pressantes, me tétanisant au point que je ne souhaite plus rester dans la chambre qui à l'époque était la mienne, pour me rapprocher de celle de mes parents. C'est à cet âge, 5 ans, que Marie écrasera, de sa spartiate, un serpent prêt à me mordre. Par ce rêve elle va m'offrir sa protection et éloigner un temps ce qui rôde. Peu de temps après je serai changée de chambre, après une intervention, cette fois-ci bien incarnée, de ma grand-mère paternelle, et gagnerai en sérénité.
Libérée quelques courtes années, l'ombre estimant certainement m'avoir fait don de suffisamment de repos, va se représenter pour mes 7 ans. Je suis cette année-là prise de crises d'angoisse accompagnées de nausées abominables ce sans raison apparente. C'est cette même année, qu'à l'église, je vais manquer de respect à l'Évêque d'Ajaccio me présentant Jésus avec ma réplique assassine, teintée de fierté, de "je n'embrasse pas les poupées"...
8 ans, le doute. Le doute dont je vais apprendre qu'il n'épargne aucun mystique même les plus reconnus. Le doute et le rejet de ce qui pourrait me rapprocher de Jésus. Cet entêtement à refuser de faire ma première communion. Une première communion accomplie à 10 ans après que je finisse par lâcher-prise. Ce jour-là, au moment de l'Eucharistie, La maman d'une communiante va se lever et présenter au Prêtre, les yeux exorbités, une assiette dans laquelle s'entassaient de petits carrés de "pain", réalisés par ses soins, afin qu'ils nous soient remis en lieu et place de l'hostie consacrée. Certainement dépassé par l'ubuesque de la situation et le désir d'éviter toute esclandre, il va se plier à son souhait. Je ne recevrai donc jamais le Corps du Christ ce jour là mais devrais tenter de mâcher durant de longues minutes une chose affreusement dure et trop salée. Ma déception est immense.
Ça n'est, malheureusement, pas le seul Sacrement qui va prendre une tournure inattendue et être entaché. Le jour de ma Confirmation, la maman d'un camarade, décidément ..., va faire une crise d'hystérie. Cette dernière va se jeter dans l'allée centrale, se mettre à hurler et à implorer Dieu de chasser le démon avant de rentrer dans une transe incontrôlable. C'est à l'époque, le gaillard, Ambassadeur du Zaïre au Maroc, qui va la lever et la faire sortir en la portant sous son bras droit alors que cette dernière se débattait de tout son être. La scène va me traumatiser, je serai dans l'impossibilité de remettre les pieds à la messe sans une angoisse incommensurable pendant des années.
Je ne serai pas épargnée non plus adulte. Torturée par l'esprit d'une enfant. J'enchaîne les malaises, je vis l'horreur. Le Prêtre qui va me recevoir en rendez-vous individuel, ne me regardera que les deux premières minutes de notre entretien, il va ensuite prendre sa tête entre ses mains et prier entre deux interrogations m'étant adressées. Va me dire que je suis en proie à des attaques et me remercier après m'avoir fait part d'une prière de désenvoûtement à réciter en mon domicile. Je sors en pleurs.
Les mois qui vont suivre je ne supporte ni les messes, ni l'encens et me fait insulter prestement dès lors que je souhaite franchir le pas d'une église.
Les années suivantes seront à nouveau sereines, c'était cependant sans compter sur mon ouverture. Cette nuit du 31 décembre 2013, j'ai l'immense bonheur d'être touchée par ce que je vais appelet la grâce Divine. L'amour que je ressens est céleste, cet amour est d'une telle beauté et d'une telle grandeur que j'en suis bouleversée. S'il n'existe pas sur terre à ce niveau de vibration c'est ce dernier que je vais, dès lors, essayer de transmettre aux personnes dont je croiserai la vie.
Cette Transmission d'amour va fortement déplaire. Je vais, sur une période de trois mois, me faire brutaliser physiquement et psychologiquement. Toutes les nuits, je vais lutter. Je me réveillerai quasi tous les jours avec des bleus, des griffures, ou des traces de doigts sur mes jambes. Un matin je serai tirée vers le haut de mon lit.
Ma Vie Médiumnique sera, dès lors, sinusoïdale. Je lève très, trop, souvent le pied au point d'être dans le quasi refus de cette dernière. Cependant, je ne vais jamais totalement lâcher et continuer régulièrement à aider.
aider, ne jamais renier Jésus, et me rapprocher de lui plus que jamais en 2019. Si cette année là je découvre que ma foi est inébranlable, que mon coeur se met à brûler, prémisses de ce que je traverse actuellement, un déferlement de haine va aussi s'abattre sur moi. Je suis insultée et incitée à mettre fin à ma vie. Régulièrement, la nuit, une présence démoniaque se présente à moi, toujours sous la forme d'une femme, plus jeune au demeurant, mais tout aussi effrayante que celle croisée des années auparavant.
Une nuit, il m'est annoncé que satan souhaite me rencontrer. Abasourdie je me vois l'attendre dans une pièce immense. Il se présente à moi sur une couche soulevée par quatre porteurs. Je suis déstabilisée par son aspect il n'est pas laid, ses traits sont fins quasiment féminin, je le trouve beau. Beau ... cela s'arrête à son physique, ce qui se dégage de lui est profondément malsain mais la faiblesse n'aurait pas de mal à se laisser prendre. Sa venue est en signe d'apaisement mais on ne deal pas avec le diable on se vend à lui. Je ne suis pas à vendre, Jésus n'a pas de prix. Je subirai encore, c'est le prix que lui fixera.
Ces attaques régulières continuent, vendredi après mon article sur le Mysticisme un flash bleu et l'affreuse entité à l'allure féminine ont occupé ma salle de bain. J'ai été insultée ... encore.
Je finis ces mots avec la quasi impossibilité d'écrire, mes doigts ne se plient plus. L'Ombre au travers de tous ces stratagèmes pour me faire dévier de mon chemin n'a fait que me révéler à ma propre lumière.


