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THE (!) REVELARE VELUM

Avez-vous déjà observé un arbre ? Avez-vous été impressionné par le diamètre et la hauteur de son tronc ? La robustesse et la luxuriance de ses branches ? Qu'avez-vous pensé ? Vous êtes vous dit que par ses attributs il s'en dégageait une puissance ?



Avez-vous déjà observé un arbre ?


Avez-vous pensé que sa puissance n'était ni dans le diamètre ni la hauteur de son tronc. Ni dans la robustesse et la luxuriance de ses branches. Dans aucun attribut qui vous était visible.


Que sa puissance se trouvait dans ce qui vous était caché. Ses racines.


Que sans ce soutien l'arbre chuterait. Que par sa maladie, il faiblirait.


Que peu importe ce que vous pourriez faire pour traiter le visible. Un tronc fébrile. Une branche stérile. Des feuilles jaunies. Que peu importe le résultat dans l'instant, le symptôme reviendrait. Toujours. Telle une boucle. Un éternel recommencement. Vous plongeant dans le pourquoi. La colère. Ou le désarroi.


Nous sommes des arbres.


Au travers la racine de nos angoisses les cycles se reproduisent.


Que portons-nous pour nos parents ? Nos grands-parents ? Nos ancêtres ? Qu'on-t-ils vécu avant nous ? Qu'avons-nous vécu ? Avant l'ici et maintenant ?


Vous savez, débloquer et comprendre des karmas passés, des vies antérieures et les traumas actuels ne suffit pas. Ils sont, en réalité, souvent la branche malade et non le noeud, les maux logés dans la racine.


Bien sûr qu'il est important d'être au chevet de chaque branche malade, de panser leurs plaie, d'écouter. Mais au fond quel est notre souhait ?


Souhaitons-nous guérir de façon momentanée, colmater, rendre la douleur sourde ou nous en libérer ?


Nous ne sommes pas les victimes de notre histoire. Il est un temps pour remercier. Remercier nos ancêtres pour ce que par leur vécu ils nous ont montré. En reconnaître la difficulté. Et laisser-aller. Nous en libérer et par là même leur offrir à eux aussi de pouvoir s'en délester.


Il est un temps pour la paix. La leur. Et la nôtre.


Un temps pour retrouver le chemin de notre destinée. Sans cycle. Sans douleur. Ni culpabilité.


Un temps pour ôter toute emprise. La leur. La nôtre. Et celle des autres.


Un temps pour s'autoriser à vivre le meilleur de ce qui doit nous arriver.


Un temps pour le #8.


Ces dernières années j'ai soigné tant de branches en souffrance.


J'ai pris le temps. Pour chacune je suis allée voir ce qu'elles me montraient.


Dans mes vies passées. Dans ma vie incarnée.


Je leur ai à toutes accordées le plus grand soin. Ne comptant ni mon énergie ni mon temps tant c'était important. Soit elles guérissaient, soit je mourrais.


Me suicidais.


A chaque branche je respirais.


Avant d'à nouveau me noyer.


Ou la tête je perdais.


Que rejouons-nous encore et encore sans jamais la sortie en trouver ?


La mère.


La mère était au coeur du noeud.


Mais était-elle véritablement le noeud ?


Annie avait crée la surprise en pointant le père lors de la lecture de mon référenciel de naissance.


Information confirmée à la découverte du rôle que mon père et grand-père biologiques avaient joué.


Cet été après leur avoir demandé s'ils m'y autorisaient ce sont dans les vies antérieures et sur les chemins de vie de mes parents adoptifs que je me suis plongée.


La mère. Peu importe ce que j'ai longtemps pensé, dans ce qui ressortait c'était le père ici aussi par qui le déséquilibre était crée. L'intuition. Au fond nous savons. Je savais mais il est plus confortable de se conformer à ce qui nous est présenté.


Guidée et laissant toute culpabilité j'ai observé ce qu'en tant que mère j'avais pu vivre ou effectuer. Pourquoi ? Le père.


J'étais prête à franchir le dernier palier, moi si éprise de liberté, aucun hasard à cela non plus.


Le mental a besoin de convictions, de pensées arrêtées, de cette façon il est rassuré. Il nous rassure. Nous sommes rassurés. On ne peut pas d'un coup tout secouer.


Ça y était. Le mur. J'étais prête à le casser.


Que rejouons-nous ? Qui étaient-ils ? Étais-je prête à me dire que des personnes de siècles passés pouvaient ainsi ma vie impacter sans que mon cerveau ne me fasse penser que je m'égarais. Je l'étais.


J'y suis allée, ne sachant pas comment cela allait m'affecter.


Les états de conscience modifiés vous savez. Le futur et le passé.


C'est une histoire de trahison. Il était père, veuf, très affecté, faisait du commerce en rapport avec la mer et s'est remarié. Un contrat a été signé.


Elle était bigotte. Très.


Un de ses enfants voyait. Était doté de médiumnité. Elle l'a fait le dénoncer. C'est de sa main à lui que la lettre a été rédigée.


L'enfant a injustement été arrêté, torturé avant que sa tête ne soit décapitée.


Le père a amèrement regretté.


C'est l'histoire d'une trahison, d'un abandon, pour ne pas en trahir une autre. Un contrat moral qui avait été effectué.


Ce phare. La mer. La peur. Les tremblements. Cette main qui écrivait.


L'intuition.


Mon incarnation actuelle, revenir médium, sans famille. Ma défiance envers l'église qui n'a ces dernières années cessée de monter et tout ce qui est "coincé".


Voici ce que je suis venue dénouer.


Une histoire de père et de fils. Une histoire de choix. De justice devenu injustice et de moralité.


La moralité est-elle la justesse et sur quoi est-elle basée quand elle revient à sacrifier ?


Que rejouons-nous pour d'autres qui nous ont précédé ?


J'ai été soulagée. Ça a été instantané. La paix m'a enveloppée.


J'ai vu et je suis bien désolée pour ce qu'ils ont eu à traverser mais je reprends ma liberté et cette histoire je refuse de la porter.


De me plier à vivre ce qui a été engendré. Je refuse ses injustices.


Personne ici et maintenant n'a à s'en charger.


La mère.


Pourquoi les mères paraissent-elles coupables des maux engendrés alors que c'est par un père qu'ils ont été créés ?


Qui est coupable ? Le père de n'avoir soutenu son fils ? Sa première épouse d'être disparue trop tôt ? La seconde de ses propres conditionnements et d'avoir de sa faiblesse profité ?


C'est en tant que mères pour la première et en tant que femmes pour la deuxième qu'elles ont porté la faute.


Si chacun se fera son idée du responsable. C'est bien sûr ici pour synthétiser, il n'y a aucun procès à effectuer. Mais à accepter que d'autres avant nous aient vécu des choix qui leur incombaient et à les refermer. À accepter.


Je suis fière de moi et c'est la première fois que je peux sincèrement l'écrire et le penser.


Aujourd'hui les racines ont été soignées. Les énergies ont changé. Chacun sur ce plan est libéré.


Chacun est énergétiquement libre de ses choix.


De garder une emprise, de rester sous emprise, d'inculquer l'emprise ou de se libérer et de montrer la voie de la liberté.


De dépasser les apparences ou de s'y conformer.


Que rejouons-nous pour d'autres qui nous ont précédé et qu'avons-nous de nous même envie d'expérimenter ?


Ne sous estimez jamais ce qui à l'oeil nu vous est caché.


Les racines.


C'est là que se trouve la paix.


nb : il est ici question d'ancêtres, d'une histoire vécue par d'autres qui a des retentissements sur la vie de plusieurs autres personnes jusqu'à ce que le cycle soit rompu et libéré. Je n'étais ni le fils, ni le père, ni les épouses. Ce même si on pourrait dire que dans une toute autre mesure et histoire j'avais hérité des blessures du fils. Au demeurant ce noeud m'a déjà faite souffrir dans d'autres vies.






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