top of page

AMOUR VÉRITABLE VS AMOUR ABSOLU

  • il y a 4 heures
  • 3 min de lecture

J'ai beaucoup parlé d'amour sur mon blog.


Je l'ai cherché, questionné, observé. J'ai eu besoin et j'ai voulu comprendre ce qu'il était vraiment.

Ce qui le rendait juste. Ce qui le rendait vrai.


Je me suis rendue compte que pendant longtemps j'ai cherché une forme d'amour inconditionnel. L'amour plus grand que soi. Plus grand que les blessures. Un amour qui dépasserait tout, qui comprendrait tout. Et je crois que beaucoup de parcours spirituels nous amènent là.


À un moment où l'amour ne touche plus seulement le cœur. Il touche le sens. Il touche cette partie de nous qui cherche une origine, une vérité, une reconnaissance plus vaste que ce que le monde humain a pu nous donner.


Alors l'amour devient presque une question de Dieu. Pas forcément Dieu au sens religieux mais Dieu comme image intérieure du tout. Dieu comme amour parfait. Et c’est peut-être là que pour beaucoup la confusion commence.


Parce que l'amour qui ouvre le plan spirituel peut nous faire croire que l'amour véritable doit forcément ressembler à cela : une force immense, silencieuse, sacrée presque impossible à ramener dans la matière.


On croit chercher l'amour mais à ce moment là on cherche encore l'absolu.


Alors oui je crois toujours qu'il existe quelque chose d'universel dans l’amour. Une énergie. Une capacité à reconnaître, à relier, à ouvrir mais une fois incarné l'amour ne prend pas exactement la même forme pour tout le monde.


C'est pour cela que l'amour véritable ne peut pas être seulement une idée parfaite. Il doit devenir une expérience réelle. Et cette expérience contrairement à ce qui peut être cru au travers du regard de l'amour universel ne sera pas la même pour chacun.


Ce n'est pas que l'amour change de nature c'est qu'il doit trouver la forme exacte par laquelle un être humain peut le recevoir et l'expérience m'a montrée que l'on découvre cette juste forme en allant vers soi. En comprenant sa propre histoire. Sa manière de se protéger. Sa manière de se fermer.


Pas l'amour parfait. L'amour juste.


Celui qui ne nous sauve pas mais qui permet quelque chose en nous de guérir car il y a une différence immense entre être sauvé et guérir. Être sauvé ce serait attendre de l'autre qu'il efface l'histoire à notre place. Guérir c'est rencontrer un espace assez sûr pour que l'histoire cesse peu à peu de gouverner tout le lien.


C'est comme ça que j'ai compris que je ne cherchais pas seulement quelqu'un qui reste.


Être en couple longtemps prouve qu'une personne sait rester mais cela ne prouve pas forcément qu'elle sait aimer dans la vérité, dans la vulnérabilité, dans la parole, dans la reconnaissance profonde de l’autre.


On peut rester par habitude. Par devoir. Par peur. Par structure. Par loyauté au cadre. Ça aussi j'en ai beaucoup parlé.


Mais rester ce n'est pas toujours être présent et me concernant l'amour véritable doit apprendre à être présent.


Présent quand la profondeur arrive. Présent quand l'autre a besoin d’être rejoint.


J’ai besoin d'un amour qui parle. D'un amour qui nomme. Qui reconnaît.


Parce que quand une histoire a connu l'absence, l'abandon, le flou ou la non-reconnaissance, le silence ne paraît pas forcément profond. Il devient un danger. Il réactive le doute. Le corps, le système nerveux.


Ce qu'il me faut ce n'est pas un amour parfait. C'est un amour lisible. Choisi.


J’ai besoin d'égalité.


Je ne cherche pas un amour de surface. Je cherche un amour capable de descendre dans les zones profondes : la peur, la confiance, le corps, la vulnérabilité, l'attachement, la vérité.


Pas un amour chaotique. Pas un amour qui confond intensité et blessure.


Un amour profond peut être doux. Un amour transformateur peut être stable.


Voilà l'amour véritable c'est à mon sens celui qui nous ramène assez profondément à nous pour que nous puissions enfin reconnaître ce qui nous convient.


Un amour où ce que notre âme sait déjà peut enfin devenir une expérience réelle.

© 2016 JUSTCALLMELUCIE

bottom of page