BURN-OUT MÉDIUMNIQUE
- 27 janv. 2017
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Dernière mise à jour : 8 févr.
Un mois et demi que je n’ai pas écrit, un mois et demi que je me suis mise dans une bulle de protection tellement forte que pour m’atteindre ma guidance a dû user de multiples stratagèmes, mon ouïe refusant d’être active. Un mois et demi que ma vie fait le yoyo en raison de mon refus à m’abandonner. Un mois et demi que je suis en burn-out médiumnique. Un mois et demi auquel je mets fin aujourd’hui. Un mois et demi dont j’avais grandement besoin et qui a sans aucun doute changé ma façon de voir les choses.
Mais pourquoi ? Pourquoi ce mois et demi ?
Je suis sensible et entourée par l’invisible depuis le début de ma vie, en effet cette médiumnité fait pleinement partie de mon chemin cependant j’ai été un peu longue à le réaliser. Il aura fallu plusieurs événements marquants pour que je m’ouvre totalement, que je comprenne et que j’accepte. J’ai toujours eu un petit côté rebelle et de la difficulté à me sentir “obligée de”, pardon à l’Invisible pour cela. Il y a donc deux ans que ma vie a changé, un changement radical qui a fini par mener à ce fameux mois et demi. Est-ce le changement en lui même qui m’a amenée à cette coupure ou la façon dont je l’ai géré ? Si je suis honnête je pense que la deuxième raison est la bonne mais c’est en avançant que l’on apprend.
De l’extérieur la vie de médium peut paraître fascinante et considérée comme une chance immense, elle l’est. Au demeurant être médium a aussi une face cachée. Des côtés plus sombres, ou difficiles à gérer, qui peuvent parfois être très pesants. En effet, être médium c’est avoir conscience que vous n’êtes pas livré à vous-même, que vos actions ont de réelles répercussions. De fait vous entrez dans une démarche nouvelle pour ce qui est de construire votre vie. Être médium c’est aussi voir des choses chez votre prochain que vous ne souhaiteriez pas toujours voir. Si le bon ressort le mauvais aussi. Être médium c’est aussi “être médium” ... les gens ne vous considèrent plus comme une personne mais comme quelqu’un de magique qui a réponse à tout et peut communiquer avec tous les morts et l’invisible comme si c’était aussi simple qu’un claquement de doigt. On ne vous appelle plus pour prendre de vos nouvelles mais pour que vous régliez les problèmes des autres. Être médium c’est avoir des coupures de communication forcées. Des pauses qui peuvent se transformer en grands moments de solitude.
Et puis il y a le côté physique. Ce moment où vous vous promenez et où vous vous retrouvez dans un appartement de l’immeuble à côté duquel vous passez et croyez moi quand vous revenez dans votre corps ça secoue. Se retrouver transportée dans des scènes de vie de quelqu’un qui vient vous voir est aussi déstabilisant, ça tourne très fort. Le contact avec vos défunts peut aussi être très éprouvant, en effet ressentir leurs maux, la façon dont ils sont morts est parfois douloureux physiquement et peut vous vider de votre énergie. Il m’est arrivé de mettre plusieurs jours à me remettre d’un contact. Parce que oui il y a l’instant T mais ils sont parfois avec nous plusieurs jours avant le rendez-vous. Et puis il y a le mal. Le vrai. Celui qui vous agresse, qui joue sur vos peurs, qui arrive perfide au moment où vous l’attendez le moins. Alors vous passez votre temps à vous aligner, vous ancrer. Les bougies blanches deviennent vos meilleures amies et la prière vous accompagne.
Voilà. Voilà pourquoi ce mois et demi. Aujourd’hui, je sais que même si Lucie et la médium ne font qu’un aucune des deux parties ne doit être sacrifiée au détriment de l’autre c’est un équilibre. Aujourd’hui je sais que je dois aimer mais aussi me protéger, savoir dire non, ne pas me laisser submerger et surtout avoir confiance. M'aimer. Aujourd’hui je grandis, je réalise ce qu’ils m’ont appris. La route est longue !
“Tant que tu garderas la foi alors à chaque égarement cette-dernière te fera revenir à nous”.


