LE JOUR OÙ J'AI DÉCIDÉ DE BANNIR LES INSULTES
- 1 févr. 2017
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Dernière mise à jour : 8 févr.
“Dès lors que vous avez besoin d’utiliser la force, que cette dernière soit physique ou psychologique, c’est que, déjà, vous avez perdu.”
“Parfois les mots sont comme des flèches. Ils vont et viennent, blessent et tuent, comme à la guerre.” a écrit la romancière chilienne, Carla Guelfenbein, dans son livre “Le reste est silence”.
En effet, les mots, sans qu’ils soient insultants, blessent et peuvent faire des ravages. A chacun d’entres nous de les manier avec précaution, de ne pas parler trop vite ou sous le coup d’une émotion trop vive. Mais qu’en est-il de ces “petits mots” lancés à la va vite, parfois sans même nous en rendre compte : les insultes.
Alors, oui cette dernière phrase va peut-être vous laisser pantois(e). Comment peut-on dire des insultes sans s’en rendre compte ? Parce que tout simplement c’est rentré dans notre vocable de tous les jours. Nous traitons facilement untel ou unetelle de ceci ou de cela au détour d’une phrase, dans une discussion entre ami(e)s, collègues. Au volant le verbiage est parfois fleuri ou tout simplement dans la vie de tous les jours où nous lancerons l’air de rien un Pu***n, Fais ch**r ou encore un me*de. Bref tant de mots qui nous échappent ...
Sauf que ces petits mots doux lancés à la volée ont un impact. Un impact sur la personne visée qu’elle les entende ou non (!) mais aussi un impact sur nous. En effet, d’une part, insulter quelqu’un ne rime à rien si ce n’est de facto engendrer un jugement et le moins que l’on puisse dire c’est que le jugement n’a jamais grandi personne.
Mais pourquoi cela impacte l’autre (surtout) s’il ne l’entend pas et nous-mêmes ? Tout simplement parce que vous envoyez une intention et que l’univers absorbent ces intentions. L'invisible a pris comme métaphore les couleurs, les mots sont des couleurs. Je visualise dorénavant les insultes en noir. Insulter c’est donc envoyer du noir sur autrui mais aussi nous auto-noircir.
Il y a plusieurs jours maintenant (quelques petites semaines) j’ai donc décidé d’arrêter les “petits mots” qui échappent. Au début c’est plus compliqué qu’il n’y parait puisqu’ils nous échappent (...), au fur et à mesure on se sent plus léger.
Pour conclure, au départ j’ai eu peur de stocker des émotions négatives (oui cela peut paraître étrange) mais pas du tout je suis bien plus apaisée et en accord avec moi-même.


