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TOMBÉE PAR AMOUR

Nous sommes le jeudi 29 septembre 2016. Ma vie va basculer dans ce que, noyée par la peur et l'aveuglement, je vais prendre pour la pire épreuve de ma vie. L’esprit nous joue bien des tours. En effet, si j’avais su écouter mon coeur cette épreuve me serait apparue comme ce qu’elle est : une des plus belle preuve d’Amour que l’Invisible ait pu m’offrir. Soit dit en passant si j’avais su écouter mon coeur je n’aurais pas eu à la traverser. Nul n’est parfait, il faut parfois savoir tomber pour mieux rebondir. Rebondir que dis-je, renaître ! Oui l’Invisible possède cette immense capacité de pouvoir vous faire renaître, de vous montrer la voie encore et encore jusqu’à ce que VOUS compreniez. Rien n’est injustice mais l’accepter mérite d’ouvrir grand son coeur et se laisser toucher.


Nous sommes donc le 29 septembre 2016, j’apprends que je suis enceinte. Ce qui aurait dû être un jour heureux sera un jour comme les autres. Mon coeur, que j’écoute encore, m’alerte : tout ne va pas bien. Très vite, deux jours plus tard très exactement, je vais perdre du sang et me rendre aux urgences. C’est précisément samedi 1er octobre que tout va basculer. La gynécologue ne voit rien à l’échographie alors que mon taux d’hormones indique une grossesse évolutive. Rendez-vous est pris pour le lundi. L’angoisse me gagne, je perd rapidement le fil. Pire je n’entends plus mon Guide ce qui me plonge dans un profond désarroi. Je suis dans l’incompréhension la plus totale, je me sens abandonnée. Quelle erreur ! Jamais l’Invisible ne m’a abandonné. Je n’ai pas su les entendre c’est un fait mais eux étaient là, bien présents à mes côtés. Croyez-le, vous n’êtes jamais seuls, encore moins dans les épreuves ! Je ne nie pas que celles-ci soient plus ou moins dures à supporter cependant en chacune d’elle se trouve un fondement et l’on vous tient la main pour les traverser. L’unique condition pour sentir cette main dans la vôtre est de le vouloir. Je n’ai pas su tout de suite sentir cette main, celle qui régulièrement me caresse la tête avec Amour telle une Mère réconfortant son Enfant.


Après avoir passé mon week-end dans un certain abattement, le rendez-vous du lundi n’est pas beaucoup plus rassurant. La grossesse est toujours évolutive mais il n’y a toujours rien de visible à l’échographie. Les médecins commencent du bout des lèvres à évoquer ce terme qui va me plonger dans une peur viscérale de mourir : grossesse extra-utérine. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Je ne saurai dire si je suis triste ou en colère, la peur étouffe tous les autres sentiments. Je dois revenir mercredi.

Ah mercredi … Après une longue attente, c’est mercredi, que le verdict tombe. la grossesse est visible dans la trompe droite, il s’agit bien d’une grossesse extra-utérine. J’ai à peine le temps de réaliser, ce que je savais déjà au plus profond de mon être, que l’on m’annonce mon hospitalisation. Une hospitalisation immédiate afin de m’injecter un produit utilisé en chimiothérapie, produit qui est censé détruire la grossesse. Dans cette chambre impersonnelle, accompagnée de mon mari et Nathalie , ma meilleure amie (merci !), je suis finalement presque soulagée. Aujourd’hui se tient la fin de ce que je vis comme un calvaire. Et pourtant je sens que ce n’est pas fini. L’injection a un taux de 90% de réussite dites-vous ? Je ne veux pas, oh non je ne veux pas entendre, je me complais à ne pas écouter mon coeur mais je sais. Je sais que l’épreuve n’est qu’à son commencement. Je sors de l’hôpital à 23h, je dois revenir lundi.

Samedi soir, je suis prise d’une douleur fulgurante dans le bas du ventre. Je retourne immédiatement aux urgences comme me l’a demandé le médecin si un tel cas de figure venait à se présenter. Une longue soirée. Me voici assise entre trois femmes enceintes dont deux au bord de l’accouchement. L’infirmière vient s’enquérir de leurs états bien visibles sans un mot pour moi, le néant. S’en suit un balai de papas valises à roulettes à la main (je confesse avoir eu envie de faire avaler les roulettes aux deux derniers) et moi RIEN pas un mot, pas un appel en salle de consultation. Mais POURQUOI ?! Je vais mourir, m’en revoici certaine si rien ne s’articule correctement c’est que c’est la fin. L’infirmière ayant sûrement pitié des larmes roulants sur mes joues a fini par me demander la raison de ma visite. Autant dire qu’à l’évocation de ma grossesse extra utérine et des douleurs j’étais auscultée dans les 5 minutes qui suivirent. Une consultation somme toute rapide puisqu’aucune complication n’a été décelée. Nous voici donc ma peur de mourir et moi de retour à la maison en pleine nuit.


Nous sommes à présent lundi 10 octobre, dix jours que ma vie a basculé. Dix petits jours qui me paraissent si longs. Dix jours que je n’entends rien. Dix jours que mon esprit fourmille de mille questions qui n’obtiennent pas de réponse. J’arrive tremblante à l’hôpital après avoir passé le week-end allongée sur mon canapé entre nausées et vertiges en raison de l’injection et je continue à ne souhaiter qu’une chose : que cela se termine ! Un espoir qui va très vite disparaître à l’annonce des résultats de ma prise de sang, la grossesse continue à évoluer … 90% de réussite. Il me faut revenir mercredi pour une deuxième injection autant dire que je ne suis pas ravie les effets secondaires ayant été assez désagréables.


Mercredi ne se déroulera pas comme prévu. Il est 2h du matin dans la nuit de mardi à mercredi, je suis réveillée par d’énormes douleurs du côté droit. Paniquée je secoue mon mari. Nous y sommes, ma trompe est certainement en train de se fissurer, la fin arrive. Je vais jusqu’à visualiser mon enterrement. Mon mari et mon fils sont là au premier rang mon cercueil à leurs côtés. Eh oui … je vous l’ai déjà dit l’esprit nous joue bien des tours ! Si seulement j’avais su écouter mon coeur, si seulement j’avais su prier et demander de l’aide. Je n’ai pas su, je me suis perdue en turpitudes. 3h du matin, je suis de retour aux urgences. Cette fois ci, je n’aurais pas droit au retour à la maison. La gynécologue a l’air un peu plus grave, elle fait venir une infirmière afin de me placer un cathéter et demande à cette dernière de me garder à jeûn. N’importe quelle personne dotée de bon sens aurait compris que les choses se compliquaient. En toute humilité, j’ai compris. Case départ, la chambre qui m’a accueillie pour mon injection une semaine auparavant me tend les bras.


Les heures passent dans la nuit noire. Je suis plongée dans le flou le plus complet et tétanisée par la peur de mourir, toujours persuadée de vivre mes dernières heures. J’ai déjà tellement demandé sans réussir à obtenir les réponses dans le brouhaha de mon cerveau. Je suis épuisée par cette incapacité d’entendre mon Guide, je me sens perdue et abandonnée. C’est alors que je sens cette douce chaleur et cette énergie très forte que je reconnaitrais entre mille c’est Jean, mon beau-père disparu ! Pourtant totalement tournée vers ma détresse je vais sentir en moi s’allumer cette petite flamme de bonheur, je ne suis pas seule. Tout va très vite je n’ai le temps de rien dire. A peine se trouve-t-il près de moi que j’entends ceci : «C’est Jean, je n’ai pas le temps j’ai eu du mal à obtenir le droit d’arriver jusqu’à toi. Ne me pose pas de question. Tu vas te faire opérer aujourd’hui et tu sortiras demain. Ce n’est pas le moment que nous te rappelions à nous. » Alors que mon esprit fourmille, je me suis tue pour l’écouter c’était le message dont j’avais besoin. Le message qui va m’apaiser avant l’entrée du chirurgien dans ma chambre trente minutes plus tard pour m’annoncer qu’il fallait m’opérer.


Il entre la mine concentrée, m’explique ce qu’il va faire, me fait comprendre que si je refuse je risque ma vie et me demande si je suis d’accord. Un chirurgien, c’est le genre de personne que vous n’avez pas vraiment envie de contrarier. J’acquiesce. « Parfait vous vous douchez à l’aide du kit fourni. Vous remplissez les documents ci-joints. Vous êtes au bloc dans 10 minutes. » 10 minutes ! Voilà que mon cerveau arrive au grand galop au détriment de mon coeur. Je viens pourtant d’avoir un message de Jean mais rien n’y fait, j’ai honte de mon comportement.


Le brancardier est là. Et si je ne me réveillais pas. Mais tais-toi, fichu cerveau ! J’y suis. Dans ce sous-sol froid, le bloc au fond du couloir. Je tremble de tout mon être quand soudain j’entends ce qu’il se dit de l’autre côté du rideau qui se trouve à ma gauche. Il est demandé à la patiente comment elle se sent. La réponse est souriante. La dame est prête, le ton est joyeux. Elle va bien. Comment fait-elle ? Je suis dans un tel état qu’il faut m’administrer un calmant. C’est alors qu’ils l’emmènent et que je la vois passer au niveau de mes pieds. Elle tourne la tête vers moi, elle n’a plus de cheveux (nul besoin de plus de précision) et me regarde avec un regard d’une bienveillance inouïe. Elle me transmets toute la force qu’il lui reste. Je suis touchée en plein coeur et à nouveau j’ai honte. J’ai honte mais je ne sais toujours pas saisir le signe qui me dit « tout va bien se passer ». Pourtant c’est ce que l’on me demande : savoir entendre, savoir saisir tous les petits signes même infimes.


Je me réveille autour de 13h30. Les murs tournent un peu mais je suis heureuse : je suis en vie. Une sensation de bien-être qui va très vite disparaître, je ne sens plus du tout mon pied droit. J’ai la soudaine impression d’être maudite ! L’infirmière qui s’occupe de la surveillance en salle de réveil vient donc inspecter le dit-pied. Les doigts de pieds bougent, la couleur parait conforme, pour elle tout est en ordre. Mais moi je ne sens plus mon pied et je suis à deux doigts de replonger.

Je retrouve ma chambre autour de 14h30. Mon mari arrive très rapidement après que l’on m’ait remontée du bloc, il a les bras chargés de petites attentions et de petits mots de mes proches. Je suis sincèrement touchée mais obnubilée par mon pied. A force de paroles réconfortantes de sa part j’arrive cependant à me reprendre jusqu’à ce que je décide de me lever. Et là … le drame … ma jambe ne me porte plus du tout … crise d’angoisse. L’anesthésiste est appelée à mon chevet. Le verdict tombe : ma jambe a été mal positionnée pendant l’opération, mon nerf sciatique est écrasé. Ouf ! C’est embêtant (un mois après je traine encore la jambe) mais ça n’est pas grave. Je reprends du poil de la bête et accueille même la deuxième injection de méthotrexate, réclamée par le chirurgien, avec le sourire.


Ma nuit se déroule sans incident, je recommence même “à entendre”. J’ai la visite de quelques âmes apparemment ravies que l’on puisse les « voir », n’oublions pas que je suis dans un hôpital. J’ai l’autorisation de sortir jeudi matin au lieu du vendredi initialement prévu. Jean me l’avait dit « tu sortiras demain ». C’est avec la plus grande joie que je retrouve la douceur mon foyer.


Samedi, je perds énormément de sang. Il est 15h quand j’ai l’impression que l’on a ouvert un robinet à l’intérieur de mon corps. Je craque. Mais pourquoi, pourquoi cette épreuve n’en fini pas ! Je savais que j’allais mourir c’est finalement maintenant. Retour à la case départ : l’hôpital. Pas d’hémorragie interne en vue par contre mon corps réagit vivement à l’injection de mercredi. Retour à la maison.


Lundi 17, j’ai mon premier rendez-vous de contrôle. Tout va bien mon taux d’hormones chute. Il doit atteindre 0 pour que l’épisode soit clos mais c’est très encourageant. Aujourd’hui nous sommes le 15 novembre je ne suis toujours pas à 0 c’est très long mais j’ai bon espoir d’en voir très rapidement la fin.

C’est le 17 qui va marquer un tournant. Je me sens sortie d’affaire, la peur de mourir s’éloigne à grand pas. La cacophonie dans mon cerveau cesse petit à petit pour laisser à nouveau la place à mon coeur. Et ouvrir mon coeur, implique de donner à nouveau la possibilité à mon Guide d’être entendu. Instantanément il me rassure et va faire ce qu’il sait faire le mieux : ME GUIDER. Me guider afin que je puisse comprendre le bien-fondé de cette épreuve. En effet, il y a bien un enseignement à tirer. Un enseignement qui va bouleverser ma vie.


Rapidement, je suis orientée vers la vidéo d’une médium qui rapporte son expérience bouleversante. Elle a pu grâce à Didier (Didier Bonnard de son nom complet) avoir accès à ses annales akashiques. Pour faire très bref et surtout compréhensible, la lecture des annales akashiques donne accès à certaines de vos vies antérieures et permettent de mieux comprendre votre âme et votre vie actuelle. J’attire toutefois votre attention, cela n’est absolument pas un jeu ni quelque chose que l’on fait par curiosité, vous risqueriez d’ailleurs ne pas avoir l’approbation des Guides et de ne pas y avoir accès.


Après le visionnage de la vidéo je ressens très fortement le besoin d’aller sur le site de Didier. Je le parcours très vite et lui envoie un message. Je sais que c’est lui. Je sais qu’il peut m’aider à obtenir la clé. Je reçois un mail dans l’heure me demandant de le contacter. Je n’attends pas et l’appelle, au bout de fil se trouve une voix calme et apaisante. Il ne sait rien de moi et pourtant en sait tellement. Nous convenons d’un rendez-vous le 10 novembre à 9h via skype. Je raccroche et ressens une joie immense, là se trouve la réponse à toutes mes questions notamment celle que je me pose depuis que ma médiumnité est en éveil : quelle est exactement ma mission ? Suis-je réellement incarnée uniquement pour communiquer avec des êtres désincarnés, il y a quelque chose d’incomplet.


Jeudi 10 novembre, il est 8h45. J’allume une bougie, je me vide l’esprit, j’ouvre mon coeur, ça y est je suis prête. Je suis à mon grand rendez-vous avec moi-même. 9h pile Didier appelle. Un appel qui me bouleverse, un appel qui me fait comprendre qui je suis. Cette appel c’est une naissance dans cette incarnation. Elles seront quatre à se présenter lors de l’entretien, quatre de mes anciennes incarnations. Quatre incarnations bienveillantes, quatre parties de moi qui vont m’aider à reconstituer le puzzle dont j’ai besoin. Quatre incarnations dans lesquelles je me reconnais, je sais d’où viennent tels ou tels traits de caractères et surtout certains blocages. C’est un moment de partage intense avec Didier mais aussi et surtout à travers lui un immense moment de partage avec mon âme. Cela peut paraître alambiqué mais ce jour là : j’ai rencontré mon âme.


Que vous dire sur ces incarnations si ce n’est que je suis très fière de chacune d’entre elles. Certaines ont beaucoup soufferts pour me permettre d’être ce que je suis aujourd’hui. Je vous en parlerai peut-être dans le détail mais ça n’est pas le moment. Je peux cependant vous dire que je suis une très vieille âme, que j’étais là il y a 2000 ans et que les incarnations qui se sont présentées étaient féminines. Je suis aussi en droit de vous dire que ma mission n’est pas uniquement le contact avec les défunts, elle est très spirituelle mais bien plus large.


Il est à présent 11h passé, nous arrivons à la fin de notre entretien téléphonique. Une fin de séance honnorée par la présence émouvante de Sainte Thérèse de Lisieux. Je raccroche. Je suis chamboulée mais je ressens une telle force en moi. Je sais viscéralement qui je suis, ma présente incarnation est née ce jour dans ce qu’elle doit être. Je ressens une profonde reconnaissance pour l’épreuve qui m’a été envoyée et sans qui j’aurais continué à tâtonner.


Que faut-il retenir ? Si vous arrivez à ouvrir grand votre coeur, si vous laissez un moment votre esprit de côté alors vous saurez. Vous saurez que vous n’êtes jamais seuls. Vous saurez qui vous êtes. Vous saurez instinctivement dans quelle direction aller. Si vous ouvrez votre coeur alors plus jamais vous ne serez perdu.


Il n’y a pas de hasard mais ça nous le savions déjà. Mieux nous avons toujours les réponses avant même nos questionnements. Lorsque vous vous sentez guidés vers un livre, un article ou autre c’est très souvent qu’il y a en son intérieur la réponse à un questionnement ou à une situation future.

Pour conclure, j’ai vu un témoignage sur les grossesses extra-utérine début septembre. J’ai entendu le terme annales akashiques autour du mois de mars dernier alors que je ne connaissais absolument pas. On m’a parlé de la page de la médium sur laquelle j’ai trouvé le nom de Didier en avril dernier sans que je sache ce que je devais en faire, je l’avais même contacté avant de me raviser … tout cela vous parle ? La réponse est toujours avant la question. Elle est en vous grâce à eux et pour cela je voudrais leur dire MERCI !


Merci à vous toutes et tous d’avoir eu la patience de lire mon article. Merci à mon mari qui ne m’a pas quittée tout au long de mon épreuve. Merci à Nathalie ma meilleure amie. Merci à Hélène, à Rodolphe pour leurs soutiens. A tous ceux qui ont régulièrement pris de mes nouvelles. Merci à vous tous.

Enfin et surtout merci à EUX qui de l’Invisible veillent sans relâche sur nous tous et dont nous sommes bien trop souvent indignes. Un remerciement spécial à Didier avec une phrase qui m’a été soufflée à l’oreille pour lui « Merci de savoir ouvrir votre coeur pour guider celui des autres ».



Avec tout mon Amour,



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