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LE PUZZLE. VISION INTÉRIEURE & CONSCIENCE

  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

"Aujourd'hui, je vois clair.

Pas parce que tout est réglé.

Mais parce que je suis descendue dans mon corps"


Voici ce que j'ai écrit dans mon article à la une "2 ans pour revenir, 7 ans pour comprendre". Je souhaite vraiment revenir sur ces mots, les affiner, dans un article dédié.


Il y quelques années il m'a été dit à propos de ce cheminement vers la conscience et plus précisément à propos du lien qui y mène "tu es sûre d'avoir toutes les pièces du puzzle ?".


J'avoue avoir été intérieurement un peu pincée. Sûre de moi. De ma guidance. De les avoir.


Avec le recul là où je me leurrais c'est qu'il s'agissait ici d’autre chose que du contenu mais du point de vue.


Avant j'étais dans le puzzle. Je ressentais tout, intensément. Tout se vivait à l'intérieur, une intériorité blessée dont la perception passe par l'émotion, l'attente, la résonance, la peur. Quand on est au dedans de cette façon on croit voir mais on est encore pris dans les reliefs, les angles morts.


Là était une nuance essentielle que je n’avais pas encore intégrée : on peut être très à l’intérieur, très sensible, très connectée et pourtant absente de son corps donc de sa conscience. Je confondais perception et conscience or la conscience ne flotte pas elle s'incarne.


Au final mon corps était sollicité, mais pas véritablement investi. Je vivais la scène, je réagissais, je traversais.


Aujourd'hui je suis toujours dans ce puzzle. J'en reste une pièce incompressible mais quelque chose a changé. Je suis redescendue dans mon corps. Et c’est là que la conscience a commencé. Pas une conscience mentale. Pas une compréhension émotionnelle de plus. Une conscience incarnée.


Je ne suis pas moins intérieure qu'avant. Je suis plus présente. Ce n'est pas que j'ai plus d'informations c'est ma vision qui a changé. Avant j'avais déjà les pièces mais je n'avais pas encore la conscience qui permet de voir l’image apparaître d’un seul coup pour résumer.


De fait le lien lui-même n'est plus un espace flottant. Il est relié au corps, au présent, au réel. Je ne le vis plus comme un état intérieur qui m'emporte, suspendue à l'émotion, je perçois les dynamiques.


Ce qui avance. Ce qui résiste. Ce qui est mûr. Ce qui ne l'est pas encore.


Avant je voyais les situations désormais je vois les structures. Non pas parce que je ne ressens plus rien au contraire je ressens mieux.


En effet la compréhension ne vient plus en scénarios, ni en projections. Elle vient comme une évidence silencieuse. Et avec elle quelque chose qui devient irréversible : je ne peux plus faire semblant de ne pas voir. Le déni n'a plus sa place. Ni vers l'extérieur ni en moi.


La conscience ne m'a pas éloignée du lien. Elle m'a rendue présente. Là est ma vraie traversée : passer d'une intériorité vécue hors du corps à une présence incarnée, lucide, enracinée.


Et c'est sans doute là finalement que l'amour commence vraiment car il n'y a pas de véritable amour sans conscience.

© 2016 JUSTCALLMELUCIE

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